Un nouveau comité de suivi régional du projet SAP réuni en présence de l’Anact

Publié le 19/02/2016

Les services à la personne se révèlent comme étant la réponse au sous-emploi. En Guadeloupe, 281 organismes sont recensés. De plus, une augmentation de 15,1 % d’emplois et un volume d’heures de 2.058.250 pour la prestation au domicile en Guadeloupe et îles du Nord, sont enregistrés en 2014 selon la DIECCTE.

 

L’engouement se renforce aussi grâce au cadre légal et réglementaire qui fait poindre des opportunités. Ainsi, sont attendus entre autres, des rapprochements entre services de soins infirmiers et aide à domicile et un renforcement du rôle du conseil départemental.

Malgré ce tableau flatteur, les données disponibles sur les accidents du travail, les maladies professionnelles et plus généralement les conditions de travail complexifient la donne.

En effet, si 70 % des salariés sont en CDI (contre 80 % pour l’ensemble des activités), 81 % des salariés travaillent à temps partiel et 46 % des employés ont 50 ans ou plus.

On relève également une forte sinistralité AT-MP (selon les données nationales CNAMTS, les chutes ou accident de plain-pied (31%) et objet en cours de manipulation, les Troubles Musculo-Squelettiques, le risque routier, les Risques PsychoSociaux…) font partie de la réalité du travail de la branche de l’aide à domicile.

C’est donc dans ce contexte que s’est tenu ce mardi 16 février, le comité de suivi régional.

Nadia RAHOU, coordonnatrice nationale du projet, a participé aux travaux.

Cette rencontre orchestrée par les acteurs institutionnels régionaux du projet a permis de rendre compte de l’avancement des travaux réalisés par l’Aract Guadeloupe à l’occasion du suivi des 5 structures retenues (2 entreprises et 3 associations).

Globalement, les premières données disponibles font état de la nécessité d’accompagner la professionnalisation du secteur et d’associer toutes les parties prenantes aux travaux en cours.

 

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